Le Plan d’épargne retraite (PER) présente de nombreux avantages, notamment celui de vous permettre de payer moins d’impôts. Découvrez quels sont vos droits en la matière et comment cela fonctionne.

Le PER, qu’est-ce que c’est ?

PER signifie Plan d’épargne retraite. Il a été créé par la loi Pacte, est disponible depuis le 1er octobre 2019, et vise à remplacer le contrat Madelin et le PERP (Plan d’épargne retraite populaire). Il doit vous permettre, comme son nom l’indique, de vous aider à préparer votre retraite en mettant de l’argent de côté et en le récupérant le moment venu, sous forme de capital ou de rentes. Ses spécificités font qu’il est particulièrement intéressant pour les contribuables fortement imposés. Il existe deux types de PER : le PERE (Plan d’épargne retraite entreprise) et le PERIN (Plan d’épargne retraite individuel).

Comment ça marche ?

Le PER ne vous donne pas automatiquement droit à une réduction d’impôt. En revanche, les sommes que vous versez dessus sont déductibles de votre revenu imposable, ce qui fait mécaniquement baisser vos impôts. Cela peut même vous faire changer de tranche de revenu et être ainsi d’autant plus intéressant. Un plafond de versement est prévu, qui dépend de votre situation et qui figure en principe sur votre déclaration d’impôt. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous renseigner via la messagerie de votre espace privé sur le site impot.gouv.fr ou en contactant directement le centre des finances publiques dont vous dépendez.

Jouer sur les plafonds à deux

La retraite peut se construire à deux, et le PER en tient compte. Si vous faites une déclaration commune avec votre conjoint(e) et que vous êtes mariés ou pacsés, vous pouvez mutualiser les plafonds de déduction. Autrement dit, si l’un de vous deux ne verse pas le maximum possible sur son Plan d’épargne retraite, l’autre peut en bénéficier et ainsi déduire davantage de ses revenus. Une case prévue à cet effet, intitulée « Vous souhaitez bénéficier du plafond de votre conjoint » figure sur votre déclaration d’impôt. A vous de calculer ensemble ce qui est le plus avantageux pour vous deux.

Attention à l’impôt à la sortie

Si les sommes placées sur un PER permettent de payer moins d’impôts à l’entrée en les déduisant de vos revenus, à la sortie en revanche, vous ne pourrez pas échapper à l’imposition ! Vous pouvez faire le choix de récupérer vos sommes sous forme d’un capital, qui sera alors soumis à l’impôt sur le revenu, sans oublier les plus-values qui seront soumises au PFU (Prélèvement forfaitaire unique) s’élevant à 30 %. Si vous préférez des rentes viagères, alors vous devrez vous acquitter des prélèvements sociaux ainsi que de l’impôt sur le revenu. L’opération reste intéressante, mais vous devez en tenir compte au moment de prendre votre PER.